
En juin 1917, Oskar Serti vint achever sa convalescence
dans le calme du Sud-Ouest. Malheureusement son sommeil était
régulièrement secoué par les horreurs qu’il
avait endurées à Verdun.
Une nuit, un cauchemar plus violent que d’habitude le poussa hors du
lit : il venait de rêver d’un courant d’air brûlant
— formé du dernier souffle de tous les soldats morts au front — qui
le plaquait contre une énorme porte. Sous la pression, la porte
avait fini par s’ouvrir. Mais elle donnait dans le vide. Tandis qu’il
tombait sans fin, la porte continuait de battre derrière lui.
Serti tenta de reprendre ses esprits. Il fallait qu’il aille faire un
tour dehors. Peu importe où, du moment que ce fût en dehors de
lui-même.
D’un bond, il se leva pour aller à l’extérieur. Mais
son agitation réveilla...