Lorsqu'ils
ont leur marteau en main, les ferronniers se donnent du courage en se
racontant des histoires. Par souci d'efficacité, beaucoup se les
disent dans l'alphabet morse : l'alternance de coups légers et
de coups lourds de marteau rythme leur travail.
Les soirs d'orage, les ferronniers viennent rôder autour des maisons
pour lesquels ils ont réalisé les grilles ou les portes. Ils
espèrent que le vent violent les fera battre dans une série de
coups lourds et légers, et qu'ainsi ils pourront enfin entendre la suite
des histoires qu'ils n’ont pas su comment finir.
